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Cet article fait partie d’un dossier entièrement réservé aux Eminences Grises
Description :
Telles furent les paroles du tout-puissant Neuvêne. Certains de ses plus fidèles serviteurs se rassemblèrent alors pour le servir de leur mieux et l’aider à réaliser ses rêves de conquête et de domination de l’Harmonde.
Ils avaient de grands talents pour la dissimulation et le subterfuge, et maîtrisaient l’art de donner la mort. Ils traquèrent ceux qui tentaient de contrecarrer le plan divin de Neuvêne et frappèrent comme la foudre qui tombe des cieux. Ils agirent en secret, sans rechercher les louanges de leur maître, car ils se pensaient indignes de tels égards devant les grands sacrifices et les destructions de la Grande Croisade. Ils accomplirent en silence leurs exécutions, suivant sans se montrer leur guide, s’assurant que les promesses étaient tenues et que les traités et les pactes étaient respectés. Au fil du temps, ces fidèles serviteurs réalisèrent qu’ils ne pourraient échapper éternellement à la mort et qu’ils devaient transmettre leur héritage à une nouvelle génération, pour que leur grande œuvre se perpétue. De grands temples furent érigés dans la Province Liturgique et les jeunes les plus talentueux furent recrutés.
Ainsi fut créé l’Officio Assassinorum !
Les plus forts survivaient à l’entraînement rigoureux et transmettaient à leur tour leurs talents. De nouvelles disciplines furent apprises et de nouveaux temples furent fondés. Les arts de la lame et de l’arbalète, du poison et du garrot furent explorés sous tous les aspects imaginables. Et c’est ainsi que nulle contrée n’ignore la loi de la Province Liturgique, et que nul ennemi n’échappe à sa colère.
Extrait des archives de l’ordre (chap I :La création)
Certains agents Liturges sont versés dans l’art de la diplomatie y compris sa partie occulte :corruption, agitation, sabotage, terrorisme, torture, meurtre et assassinat.
Les assassins sont parmi les plus utiles de ces agents diplomatiques. Leur travail est simple, ils sont là pour éliminer des personnages clés de l’opposition. Si c’est fait avec adresse, un chef rebelle peut-être tué et remplacé par son exacte réplique. Les assassins peuvent même fournir de telle réplique car ils sont capables de changer leur apparence en utilisant l’Eclipsisme Les assassins sont les maîtres du déguisement et peuvent assumer l’aspect de n’importe quel humain aussi bien que celui de quelques saisonnins.
Les assassins sont recrutés chez les orphelins de la Sainte Armée et passent 10 ans d’entraînement intensif dans les Temples d’assassins de la Province Liturgique où ils continuent à vivre et desquels ils opèrent. Là, les futurs assassins subissent une décennie de tests éreintants car ils se doivent d’être polyvalent. Chaque assassin doit donc maîtriser tout armement et équipement à sa disposition.
Les assassins protègent les Provinces Liturgiques en éliminant ceux qui sont marqués par l’abomination, la traîtrise ou un mal si noir qu’il ne peut être nommé. Ils sont la fine aiguille plongée dans la plaie du mal afin d’en percer le cœur infecté. Les assassins travaillent dans l’ombre, en silence, sans gloire. Ils sont les sauveurs aux mains rouges du culte.
Leur chef est le Maître des Assassins, invisible des membres ordinaires de la Province Liturgique, mais on murmure qu’il a un accès direct au conseil des Primats si ce n’est au Premier Liturge lui-même. Sa loyauté au Premier Liturge doit être au-dessus de tout soupçon car il contrôle seul une organisation qui pourrait facilement faire chanceler les Provinces Liturgiques s’il le voulait.
Seul le Premier Liturge peut décider de l’envoi d’assassins, car il craint que sa propre arme se retourne contre lui. Dès lors, il s’assure le contrôle total de l’Officio Assassinorum et seuls les traîtres et les hérétiques le craignent. Afin de confirmer son contrôle sur l’ordre, il l’a mis sous la surveillance de la Sainte Inquisition.
Les assassins sont formés durant cinq ans dans le temple commun à Neuvêne, puis ils sont envoyés dans un des trois temples existants pour finir leur formation :Vindicta, Destructio et Conditum.
Tout assassin se devant d’être polyvalent, il doit recevoir un entraînement lui permettant de réagir à toutes les situations. Dans ce temple, la formation est autant martiale que mentale. La nouvelle recrue y apprend à maîtriser son corps, différentes armes, les poisons, l’équitation, le paraître, la discrétion ainsi que les langues et les coutumes des pays hérétiques.
C’est durant ces cinq années que les maîtres décident, selon leurs capacités, de les envoyer vers tel ou tel temple.
Cet entraînement est nettement au-dessus des capacités de la plupart, et toutes les jeunes recrues n’y survivent pas.
Le règlement intérieur dans les différent temples est d’une extrême sévérité. Chaque instant de la vie des adeptes est réglementé par le Maître des Assassins. Entraînement, privation, endoctrinement sont le lot quotidien des futurs assassins. Chaque écart est puni très durement :mise aux fers, torture, bastonnade effectuée par les compagnons, etc.
A aucun moment ils ne sortent du temple, à part dans le cadre de leur formation.
Le temple des assassins Vindicta est spécialisé dans la vengeance, éliminant leur cible avec une froide détermination. De plus, le Temple Vindicta développe les techniques de camouflage et d’évasion conjointement à l’entraînement aux armes. Une des maximes du temple est qu’un meurtre propre ne peut être accompli qu’à partir d’une excellente position de tir, et on raconte que des assassins Vindicta restent en position devant leur cible durant plusieurs jours avant de finalement l’abattre. Ils sont spécialement sélectionnés pour leur agilité et leur capacité à rester totalement silencieux.
Le meurtre sans bruit est toujours le meilleur. L’assassin inconnu est toujours le plus efficace. Ils bannissent les armes bruyantes et frappent depuis l’obscurité avant de disparaître
Les compétences du Temple Vindicta sont souvent utilisées pour éliminer les meneurs de foule et les grands orateurs, l’agitateur recevant sa récompense dispensée par un tireur indécelable. Nombreux sont les faux messies tombés, un carreau logé dans le cerveau alors qu’ils prêchaient leur credo. Quand de telles figures charismatiques meurent des mains d’un serviteur anonyme de la Province Liturgique, leurs disciples perdent rapidement leurs illusions et prennent peur. De nombreuses hérésies ont ainsi été stoppées par un seul et unique tir.
Leur arme de prédilection est l’arbalète accompagnée d’une lunette de visée permettant d’augmenter la précision de leur tir déjà exceptionnelle. Cette arme spécialisée est l’œuvre des nains de l’Equerre qui sont présents en Province Liturgique en raison des nombreuses constructions qui s’y effectuent notamment à Liturgia.
Le temple Destructio est sans doute le plus macabre des temples de l’Officio Assassinorum. Il est spécialisé dans des actions utilisant la peur et la terreur, installant la crainte d’une sanction de la Province Liturgique dans les cœurs et les esprits de ceux qui disposent d’un quelconque pouvoir.
Les assassins Destructio sont surtout utilisés contre les gouverneurs rebelles qui disposent d’une force armée. Plutôt que de traiter ce danger par une action militaire qui mettrait en œuvre des ressources précieuses et laisserait des terres ravagées, le conseil des Primats utilisent un assassin Destructio.
Un Destructio se voit rarement assigner une cible unique :sa mission sera de décapiter la rébellion en provoquant de terribles ravages. Une telle brutalité assure que les renégats seront éliminés et que personne ne pourra assumer une éventuelle succession. Les ennemis sont totalement détruits par l’attaque imparable et dévastatrice du Destructio.
Pour atteindre ses objectifs, le temple Destructio conditionne ses assassins afin qu’ils soient sans pitié et entièrement dévoués au conseil des Primats. Le temple utilise une drogue de combat (les larmes de Neuvêne) et des élémentäs, ce qui altère l’esprit de l’assassin jusqu’à en faire un tueur psychopathe et pousse ses facultés corporelles jusqu’à leurs ultimes limites. Cependant, cette drogue provoque une forte accoutumance. Sans elle, l’assassin mourrait très certainement. Avec elle, il devient une implacable machine à tuer avec un effet secondaire inévitable :l’assassin ne peut plus se passer de tuer !
Les membres du temple ont la crâne rasé et se peignent une tête de mort sur leur visage afin d’accroître la peur qu’ils animent chez leur victime. Leur arme de prédilection est une dague longue et courbe connue sous le nom de Dyar. Celle-ci est toujours enduite d’un poison mortel très puissant pour ne laisser aucune chance à leur proie.
De part sa nature et ses méthodes de combat, le temple est surveillé de très prêt par l’Inquisition. Mais pour le moment, rien n’a été tenté contre car il reste une force dont la Province Liturgique ne peuvent se passer.
Spécialisé dans l’art de tromper les ennemis de la Province Liturgique, le temple Conditum est la plus subtile des branches de l’Officio Assassinorum. Ses méthodes, extrêmement discrètes, sont souvent utilisées pour des missions où une intervention de la Sainte Armée pourrait compromettre l’équilibre des pouvoirs maintenu par le conseil des Primats.
L’assassin Conditum est l’ultime instrument contre les ambitieux qui utilisent la diplomatie et la corruption pour consolider leur position personnelle. De tels individus jouent un jeu dangereux dans les couloirs du pouvoir, défiant le conseil des Primats tout en feignant de le respecter.
Les techniques, nombreuses et variées, utilisées par le temple Conditum pour éliminer une cible peuvent aller plus loin que la simple mort du comploteur. Le temple Conditum entreprend même de nombreuses opérations d’infiltration de royaumes ennemis qui peuvent s’étaler sur plusieurs mois ou plusieurs années. Son but est de se rapprocher de la cible choisie, de façon à pouvoir accomplir la mission. Celle-ci peut se limiter à influencer des décisions importantes, ou à éliminer la cible à un moment clé.
L’assassin acquiert une parfaite maîtrise de techniques de combat mortelles, contre lesquelles même un combattant aguerri aura du mal à se défendre. Un assassin Conditum doit s’intégrer à ses ennemis et devenir l’un d’entre eux, son choix en armement est donc limité et, dans certains cas, il est forcé d’agir à main nue. La seule arme qu’il peut porter constamment est la dague car elle est facile à camoufler.
Sur un champ de bataille, les assassins Conditum se déploient derrière les lignes ennemies, où ils utilisent leurs talents et leur discrétion pour infiltrer l’armée ennemie. Habituellement, ils le font en éliminant un individu et en prenant sa place. En endossant l’équipement du mort et en prenant son apparence physique grâce à l’Eclipsisme, l’assassin peut prendre l’identité de presque n’importe quel membre des forces ennemies. L’assassin peut ainsi se rapprocher des commandants, influençant leur stratégie et les abattant finalement le moment venu.
Le Cryptogramme Magicien étant soumis secrètement au pouvoir religieux du Premier Liturge et de la religion de Saint Neuvêne, il a envoyé dans le temple un mage pour y enseigner l’Eclipsisme.
Eminence, faire jouer un membre de l’Officio Assassinorum n’est pas forcément intéressant. Vous êtes cependant libre de faire des modification pour rendre cette charge accessible aux joueurs. Cependant nous les présentons surtout en tant que PNJ.
La première limitation pour faire parti de cet ordre est d’être Humain. Et ceci pour une simple et bonne raison, il est inconcevable que des saisonnins soient membres d’une organisation Liturge.
La deuxième limitation est d’être de sexe masculin.
Quelles charges peuvent être jouées ?
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